Therians

Née en 1979, dans une petite ville du Brabant wallon, à l’orée des bois, Louise Vanneste a grandi au rythme du vent, de la marche, des nuits lunaires, de la danse qu’elle pratique dès l’enfance et des arts visuels et musicaux auxquels l’initient ses parents passionnés. Diplômée de P.A.R.T.S à 21 ans, elle part à New York pour s’immerger dans les classes de la Trisha Brown Company. Là, elle réalise que la chorégraphie sera sa voie. D’emblée, elle impose son univers singulier et hypnotique. Elle aime le mythique noir et blanc, l’acuité d’une pénombre mouvante, les gestes familiers qui s’érodent, les longs plans séquences, les solitudes peuplées, les états de présences, les mimétismes, les géométries variables, les sons physiques. Pour elle, la danse est un art visuel dont la lumière et le son sculptent l’apparition. « Danser, c’est toucher à la part la plus animale de l’être humain », dit-elle encore.

Therians, sa nouvelle création, élargit son champ de recherche. Terriens, version SF ? « Peut-être », sourit-elle. « La thérianthropie est la capacité mythologique des êtres humains à se transformer en animaux. » Sur le net, peu à l’aise dans leur peau humaine, des therians partagent la conviction qu’une partie d’eux est animale. Pour Louise, c’est d’abord un imaginaire : « J’aime que le mental imprègne le physique ! ».  Inspirée par l’Orlando de Virgina Woolf, la chorégraphe va pour la première fois chercher en littérature son principe de structure. Nimbé d’une B.O. électro-organique, Therians est conçu comme un solo à deux, le déploiement d’une seule et même figure. Pour la première fois, une photographie s’invite sur le plateau, trouée d’une brèche à la luminosité mouvante. Un halo nocturne dont se joue la présence des danseurs. Dans les têtes, quelque part, les rituels nuptiaux des oiseaux du paradis : scénographes, bâtisseurs, collectionneurs, transformistes, tap dancers et chanteurs… Dans les corps en noir et blanc, les réminiscences mystérieuses de cette nature en émoi.

Texte de Claire Diez pour la brochure de saison 17-18 de Charleroi danse


Conception Louise Vanneste

Chorégraphie et interprétation Youness Khoukhou et Louise Vanneste
Assistante à la chorégraphie et regard extérieur dramaturgique Anja Röttgerkamp
Scénographie et éclairage Arnaud Gerniers
Musique Cédric Dambrain
Costumes Céline Lellouche
Accompagnement dramaturgique Olivier Hespel
Réalisation des costumes Atelier de costume du théâtre de Liège
Production et diffusion Alma Office : Alix Sarrade, Anne-Lise Gobin et Camille Queval

 

3 & 4 juin 2017
PREMIERE – Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis – La Chaufferie – St Denis

27 & 28 septembre 2017
Biennale de Charleroi Danses (BE)

13 & 14 novembre 2017
Théâtre de Liège (BE) dans le cadre du festival IMPACT (International Meeting in Performing Arts and Creative Technologies) soutenu par le Programme Interreg V Eurégio Meuse-Rhin et la Wallonie

17 novembre 2017
Le Manège, Scène nationale de Reims (FR)

21, 22 & 24, 25 novembre 2017
Les Brigittines, Bruxelles (BE)


Une production de Louise Vanneste / Rising Horses
En coproduction avec Charleroi danses / Centre Chorégraphique de la Fédération Wallonie – Bruxelles, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine – Saint – Denis, le Théâtre de Liège – dans le cadre du réseau IMPACT (International Meeting in Performing Arts and Creative Technologies) soutenu par le Programme Interreg V Eurégio Meuse-Rhin, Les Halles de Schaerbeek et Les Brigittines – Bruxelles.
Avec le soutien de Grand Studio.
Réalisée avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles, Administration générale de la culture, Service générale de la création artistique.
Charleroi danse s’engage à produire, présenter et accompagner les œuvres des artistes Ayelen Parolin et Louise Vanneste durant trois années de 2017 à 2020
Louise Vanneste est artiste partenaire des Halles de Schaerbeek et accompagnée par Grand studio
Louise Vanneste / Rising Horses est accueillie en compagnonnage au Théâtre de Liège (2018-2022)
Photo : ©Arnaud Gerniers